jeudi 6 août 2015

La rage au ventre





Un homme au sommet de sa gloire, sa chute brutale puis sa lente rédemption pour tenter de retrouver les chemins du succès. L'histoire est un classique d'Hollywood tant elle résume à elle seule le rêve américain. Le traitement ici ne prétend révolutionner la chose, reprenant les archétypes du genre (les fidèles qui se dispersent lorsque tout va mal, le manager guidé par l'argent, l’entraîneur en marge des circuits remettant le héros sur pieds...) pour nous conduire sur un chemin balisé. Comme souvent pour ce genre de film c'est en la performance des acteurs que réside ou non le succès du projet. En l’occurrence, Jake Gyllenhall qui, dans le rôle titre, nous offre une interprétation de premier choix et démontre une nouvelle fois son talent d'acteur. Plus discrets, les seconds rôles n'en reste pas moins de qualités à l'image de Rachel McAdams et Forest Whitaker (certes pas sa plus grande performance, mais sa carrière offre une comparaison exigeante). Au final le film est l'image de ce que fut un temps la boxe : on connaît le résultat par avance mais le spectacle n'en reste pas moins appréciable.

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