En
matière d'adaptation, la mécanique de Marvel est désormais bien
rodée : mettre à l'affiche un nouveau super-héros de son
catalogue pour ensuite l'intégrer à la joyeuse équipe des
Avengers. Place donc au nouvel élu, j'ai nommé Ant-Man. À première
vue, cela ressemble à une blague, un super héros ayant vu le jour
entre la poire et le fromage lors d'un repas de créatifs des studios
de cinéma. Pourtant, voilà déjà cinquante ans que l'homme fourmi
se balade sur les pages des comics. Force est toutefois de constater
que le héros est loin de jouir de la même notoriété auprès du
grand public que la plupart de ses collègues déjà portés à
l'écran. Paradoxalement, c'est sans doute ce côté outsider, qui
permet au petit nouveau de s'imposer. En effet, contrairement aux
grosses pointures, Ant-Man n'a pas la charge ici de sauver la planète
d'une horde de super-méchants vraiment méchants (à vrai dire, être
un super-héro, à la base, cela ne le branche pas vraiment) et se
contente d'objectifs plus modestes. Ainsi, même si l'histoire reste
classique et sans grande surprise, on échappe cependant au déluge
d'effets pyrotechniques et autres images de synthèse projetées
jusqu'à la nausée, ainsi qu'aux couplets moralisateurs et/ou
patriotiques auxquels les films de ce genre nous ont habitué.
L'humour en revanche, est un peu plus présent et un peu moins
convenu qu'à l'ordinaire se matérialisant notamment au travers de
l'équipe de bras cassés accompagnant le personnage. En conclusion,
un film de super-héros à l'échelle plus réduite qui n'en reste
pas moins un grand divertissement.

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