Lorsque
ce n'est pas lui qui bricole les images, c'est à ses acteurs qu'il
fait mettre les mains dans le cambouis, pourtant il ne faut pas s'y
tromper : du vélo boite à musique à la fameuse voiture
maison, chaque bizarrerie mécanique porte la patte de Gondry. Leurs
consœurs imaginaires aussi, d'ailleurs, car avant de s'échapper
physiquement sur leur drôle d'engin motorisé, les deux héros,
s'extirpent de leur réalité en la bricolant un peu, le premier par
le dessin, l'autre par les mots et le personnage qu'il se construit
de lui même. Tout comme Daniel qui voit débarquer Théo dans sa
classe, on se laisse un premier temps fasciner par ce dernier et son côté
anticonformiste faisant peu de cas de l'opinion des autres sur sa
personne. Contre toute attente, c'est finalement cette première
partie du film qui s'avère la plus intéressante, car une fois que
le duo prend la route, et malgré une ou deux péripéties pouvant
prêter à sourire, on peine à se passionner pour les adolescents et
se contente d'attendre la fin du voyage avec ennui.

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