dimanche 26 juillet 2015

Microbe et gasoil




Lorsque ce n'est pas lui qui bricole les images, c'est à ses acteurs qu'il fait mettre les mains dans le cambouis, pourtant il ne faut pas s'y tromper : du vélo boite à musique à la fameuse voiture maison, chaque bizarrerie mécanique porte la patte de Gondry. Leurs consœurs imaginaires aussi, d'ailleurs, car avant de s'échapper physiquement sur leur drôle d'engin motorisé, les deux héros, s'extirpent de leur réalité en la bricolant un peu, le premier par le dessin, l'autre par les mots et le personnage qu'il se construit de lui même. Tout comme Daniel qui voit débarquer Théo dans sa classe, on se laisse un premier temps fasciner par ce dernier et son côté anticonformiste faisant peu de cas de l'opinion des autres sur sa personne. Contre toute attente, c'est finalement cette première partie du film qui s'avère la plus intéressante, car une fois que le duo prend la route, et malgré une ou deux péripéties pouvant prêter à sourire, on peine à se passionner pour les adolescents et se contente d'attendre la fin du voyage avec ennui.

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