dimanche 26 juillet 2015

Victoria





Berlin la nuit, une rencontre entre une jeune femme Espagnole et quelques jeunes hommes du cru. Deux heures non-stop en compagnie de ces fêtards. Deux heures, sur toute une vie, sur toute une nuit même, c'est bien court, largement suffisant, pourtant, pour que tout dérape. Il n'y a pas à dire, le synopsis de Victoria à de quoi se montrer alléchant, ajoutons à cela un film tourné en un unique plan séquence ce qui, outre la prouesse technique, à de quoi nous motiver en nous faisant miroiter une aventure à cent à l'heure. À vrai dire ce n'est pas tout à fait le cas, car avant de nous plonger dans l'action Sebastian Schipper cherche avant tout à développer ses personnages. On déambule donc en compagnie de cette bande joyeusement alcoolisée ne sachant pas, tout comme la jeune héroïne, où cela va nous mener. Une approche pas inintéressante qui nous permet notamment de comprendre ce qui pousse cette Victoria à s'accrocher jusqu'au bout à ces inconnus éméchés là où la prudence dicterait de tourner les talons. Le tout est servi par une brochette d'acteurs convaincants et, il faut le dire, plutôt attachants, mention toute particulière au premier rôle féminin Laia Costa. La question se pose cependant de savoir si le plan séquence était la meilleure solution pour ce type d'approche. En effet, la première partie du film adopte un rythme très posé et on se demande si des transitions plus rapides, sans rien enlever au propos, auraient pu servir à dynamiser un peu plus le film dont le changement de rythme tardif se trouve par ailleurs légèrement plombé par quelques passages lors de la demi-heure finale dont la réalité peut-être sujette à caution.

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