À défaut d'être porté par son scénario – un couple divorcé se
retrouve dans la Vallée de la Mort sur les consignes de leur fils
qui s'est donné la mort six mois auparavant – c'est par ses
acteurs que Valley of love nous fait de l’œil. Ils sont au
nombre de trois : Huppert, Depardieu et le désert, celui-ci
affichant parfois sa présence avec quelques (trop) rares panoramas,
se faisant la plupart du temps discret, mais ne manquant pas de
rappeler son étouffante présence. Hébergés par le troisième les
deux mastodontes (au propre pour l'un d'eux (je vous laisse deviner
lequel), au figuré pour tous) du cinéma s'affrontent et se
disputent, sans que, par moment, on parvienne véritablement à déterminer
si le dialogue oppose les acteurs ou leurs rôles, à savoir Isabelle
et Gérard qui, chose étonnante, sont tous deux acteurs. On suit ces
joutes verbales avec plaisir en attendant, tout comme eux, qu'il se
passe quelque chose, ce qui n'arrive pas souvent dans ce film,
pourtant on n'a pas vraiment l'impression de s'ennuyer, ce qui est
plutôt bon signe.

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