dimanche 26 juillet 2015

Je suis mort mais j'ai des amis




Le film s'ouvre sur ce qui le décrit le mieux : un vieux punk des années 80/90. C'est rapide, énergique, drôle, ça sent la bière et même les frites (après tout c'est un film franco-belge), et fonce droit au but. Nous voilà donc embarqué en compagnie de nos vieux rockeurs, à la fois bourrus (Bouli Lanners) et gros nounours (Wim Willaert), bien décidés à rendre hommage au leader décédé de leur groupe en lui faisant accomplir (ou plutôt à ses cendres) leur tournée aux États-Unis. Ceci sans oublier l'amant caché du chanteur, un pilote d'avion de chasse surnommé Dany (comme Buck Danny, évidemment) : une situation des plus banales finalement. Bien entendu rien ne se passe comme prévu, et les péripéties s’enchaînent à mesure que les personnages secondaires vont et viennent. Le soucis c'est que le punk rageur et rentre dedans n'est jamais aussi bon que lorsqu'il est assené à la mitrailleuse : une douzaine de titres bien serrés sur une galette d'une demi-heure. Au-delà le rythme finit bien souvent par mollir en milieu de parcours. Après un début sur les chapeaux de roues, ce film, comme d'ailleurs un certain nombre de road-movie, n'échappe pas à ce dur constat. Heureusement, il reste encore un peu de jus dans les guitares pour nous faire danser sur le final.

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