Une
bande annonce féerique, voilà le premier contact que l'on a pu
avoir avec ce Conte des Contes. Deux
minutes trente nappées de musique classique qui auront suffit à
nous ensorceler, rappelant à nous ces souvenirs lointains de
châteaux et forteresses,
de rois et de reines, de princes et de princesses, d'ogres et de
monstres, de magie et de mystère, semés
dans notre esprit au fil d'histoires contées au crépuscule par une
voix chaude et rassurante, ou encore ceux, fruits des premiers,
germant ensuite dans notre esprit pour se décliner en une infinité
d'aventures...
Car ce qui frappe dans ce film, c'est bien entendu son esthétique,
parfaitement maîtrisée, des paysages au personnages, nous offrant
une succession de tableaux baroques plus magnifiques les uns que les
autres, à l'image de ce roi, interprété par Vincent Cassel, se
réveillant à la brume d'une fontaine au milieu de ses conquêtes
lascivement assoupies. Si la
forme s'avère envoûtante, le fond, en revanche, peine à
convaincre. Car aucune des trois histoires constituant ce film ne se
révèle particulièrement passionnante, nous
accrochant au premier abord mais échouant ensuite à nous tenir en
haleine, pour parfois nous laisser sur notre faim. Le
récit entremêlé ne permet
d'éviter qu'à moitié
l'aspect « film à
histoires », celles-ci
partageant la même trame temporelle et le même monde sans que pour
autant elles ne soient liées ou ne s'impactent véritablement. Une
plus forte intégration aurait sans doute permis de créer un intérêt
plus vif pour cet univers et éviter que la beauté des images ne se
trouve entachée par l'ennui.

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