samedi 25 juillet 2015

Tale of tales



Une bande annonce féerique, voilà le premier contact que l'on a pu avoir avec ce Conte des Contes. Deux minutes trente nappées de musique classique qui auront suffit à nous ensorceler, rappelant à nous ces souvenirs lointains de châteaux et forteresses, de rois et de reines, de princes et de princesses, d'ogres et de monstres, de magie et de mystère, semés dans notre esprit au fil d'histoires contées au crépuscule par une voix chaude et rassurante, ou encore ceux, fruits des premiers, germant ensuite dans notre esprit pour se décliner en une infinité d'aventures... Car ce qui frappe dans ce film, c'est bien entendu son esthétique, parfaitement maîtrisée, des paysages au personnages, nous offrant une succession de tableaux baroques plus magnifiques les uns que les autres, à l'image de ce roi, interprété par Vincent Cassel, se réveillant à la brume d'une fontaine au milieu de ses conquêtes lascivement assoupies. Si la forme s'avère envoûtante, le fond, en revanche, peine à convaincre. Car aucune des trois histoires constituant ce film ne se révèle particulièrement passionnante, nous accrochant au premier abord mais échouant ensuite à nous tenir en haleine, pour parfois nous laisser sur notre faim. Le récit entremêlé ne permet d'éviter qu'à moitié l'aspect « film à histoires », celles-ci partageant la même trame temporelle et le même monde sans que pour autant elles ne soient liées ou ne s'impactent véritablement. Une plus forte intégration aurait sans doute permis de créer un intérêt plus vif pour cet univers et éviter que la beauté des images ne se trouve entachée par l'ennui.

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