mardi 28 juillet 2015

Caprice




N'étant pas familier avec la filmographie d'Emmanuel Mouret, c'est par la bande annonce que je me suis laissé guidé vers ce film. Sur le papier l'histoire de cet homme lunatique et un peu gauche, se découvrant Don Juan malgré lui, amené à se débattre entre son amour pour la femme qu'il envie depuis toujours et les assauts pressants et répétés d'une jeune admiratrice s’avérait prometteuse. À l'écran, en revanche, on déchante bien vite. Car si les ingrédients sont réunis, l'émulsion ne prend pas. Le monde mis en scène par le réalisateur peine à convaincre. Pas une seconde il ne nous laisse l'impression que les personnages évoluent dans un univers qui pourrait exister au-delà des salles obscures. Ainsi, quelle que soit la situation, on se retrouve avec cette désagréable sensation de ne voir autre chose que des acteurs piégés dans un décor de cinéma. Pour ne rien arranger le film donne l'impression d'osciller entre les genres. Commençant comme une comédie légère, il cherche, parfois, une profondeur qui ne fait qu'en casser le rythme, là où, passée la seconde moitié, il hésite presque avec le thriller psychologique. De fait, ce qui s'annonçait comme un moment de légèreté nous étouffe dans une lourdeur plombante.

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